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 Le voile

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UmmTaqqyâ
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MessageSujet: Le voile   Lun 16 Juil - 16:23

Bismileh ArRahman ArRahim





As Selem Alaykum Wa Rahmatullah Wa Barakatuh



Le voile
Du célèbre homme de lettres
Mustafa Lutî Al-ManfalutîHafidouAllâh



Au Nom d'Allah, Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux
Le voile






C'est l'histoire d'un homme qui décida un jour de partir en Europe au demeurant, chose pour laquelle nous ne voyons aucun inconvénient. Il y demeurait quelques années. A son retour, il ne restait absolument rien de l'homme qu'on connaissait auparavant tellement sa transformation était manifeste.


En effet, il partit avec un visage pareil à celui d'une vierge la nuit de ses noces, pour revenir avec une mine comme la surface d'une pierre polie sous la pluie nocturne.Il partit avec le cœur très pur, débordant de pardon et d'indulgence, pour revenir avec le cœur rempli de haine envers la terre et ses habitants, et de colère envers le ciel et son Créateur.


Quand il partit il était encore tendre et pieux, et par modestie, il se considérait au-dessous de ses semblables. Il est revenu hautain et orgueilleux, se considérant au-dessus de ses semblables, refusant même de jeter un coup d'œil vers le bas, pour voir ce qui se passe.

Il partit sage et perspicace, pour revenir avec une tête de statue, trouée, que seul le vent épars est susceptible de remplir.

Il partit à une époque où rien sur terre ne l'intéressait autant que sa religion et sa patrie, pour revenir avec l'idée que ni la religion ni la patrie ne valent quelque chose, sur cette terre.

Ainsi, mon esprit est allé vers ces images insolites auxquelles aiment s'identifier ces jeunes, faibles d'esprits, après être rentrés de l'étranger. Des images dont le moins que l'on puisse dire qu'elles sont comme des teintures versées sur leurs corps: elles ne durent pas longtemps, car une fois le soleil de l'orient se lève, elle les fait fondre, et ces gens retrouvent vite leur couleur initiale. L'impact de la civilisation occidentale sur leurs esprits est semblable au reflet du visage dans le miroir: il suffit au sujet de s'y éloigner un peu pour que son image disparaisse.


Au début, je ne voulais pas rompre ma relation avec cet ami. J'essayais de le comprendre, et ce pour rester fidèle à l'engagement qui nous liait dans le passé, et avec l'espoir qu'il retrouvera sa bonté un jour. J'ai supporté sa stupidité, son obsession, ses mauvaises illusions, son comportement étrange et beaucoup d'autres choses que personne en dehors de moi ne pourrai! supporter.


Mais par une soirée, il m'annonça une de ces nouvelles désastreuses et ce fut là la fin de notre relation.


En effet, il m'accueillit déprimé, les sourcils froncés. Je le saluai, il me répondit par un hochement de tête. C'est alors que je lui demandai:

«Qu'est-ce qui te préoccupe tant?».

Il répondit:

«Depuis cette nuit, cette femme me fait tant souffrir, et je ne sais comment faire pour me débarrasser de cette souffrance qui ne me quitte point».

Je lui posai la question:

«De quelle femme parles-tu?».

Il répondit:

«De celle que les gens considèrent qu'elle est ma femme alors que je la considère comme le rocher qui entrave mes aspirations et mes souhaits».

Je dit:

«Mais mon brave, tes espoirs sont nombreux! Alors, de quel espoir ou souhait parles-tu là?».


Il annonça:

«Je n 'ai qu 'un seul souhait dans la vie. Je souhaite, en un clin d'œil, ne plus voir un voile * cacher la tète d'une femme, dans ce pays».

A ce moment je l'interrompis:

«Cela n 'est pas de ton affaire, ça ne te regarde absolument pas».

Mais il ajouta:


«D'ailleurs, beaucoup de gens ont la même appréciation que la mienne. Il n'y a que l'incapacité, la faiblesse et la crainte, qui les empêchent de l'enlever des visages de leurs épouses, pour les exposer aux yeux des hommes, et pour qu'ils tiennent compagnieles uns aux autres. Des blocages empêchent l'homme oriental de faire un pas vers la modernisation à chaque fois qu'il s'apprête à entreprendre un. Je voudrais alors être le premier à détruire cet ancien édifice traditionnel, qui constitue un obstacle entre la communauté et le bonheur et l'évolution, depuis de longues longues années. Je souhaite réaliser cela par mes mains, pour être devant tous ces partisans de la liberté de la femme qui propagent leurs idées partout».


Il continua:


«Or, dès que j'ai proposé l'idée à ma femme, celle-ci amplifia l'affaire. Elle en dit que c'est une chose terrible, et m'accusa de porteur de malheur, de calamité. En fait, elle prétendit que si elle se montre sans voile devant les hommes, elle n'aura plus le courage de se montrer devant les femmes, par pudeur et par crainte. Cependant ce n'est pas une question de pudeur ni de crainte. Ce sont l'incapacité et l'humiliation qu'Allah fît abattre sur les femmes de ce







* Il s'agit d'un voile derrière lequel la femme dissimule son visage.
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MessageSujet: Lâ Illa Hâ Illa Allah   Lun 16 Juil - 17:13

pays *qui font que celles-ci continuent a vivre, à leur insu, dans les tombes obscures d'ici-bas. Elles y resteront jusqu'à ce que la mort viendra les transporter vers les tombes de l'au-delà. Il me faut donc arriver à mes desseins, et pourquoi ne pas guérir de cet entêtement une fois pour toutes, même par recourt à la force!».


Certes, ses propos m'attristèrent beaucoup. Je lui lançai un regard de pitié et je lui demandai:

«Es-tu vraiment conscient de ce que tu dis?».

Il répondit:

«Oui. D'ailleurs, je ne dis que la vérité à laquelle tout le monde croit, y compris toi».

Je lui dit:

«Tu as vécu pendant un temps dans un pays où aucun voile ne séparait les hommes des femmes. Permets-moi alors de te poser la question suivante: te rappelles-tu si, un jour, tu as eu envie d'une chose que tu ne possédais pas, alors tu en as pris une part, sans que son possesseur ne se soit rendu compte?».


Il répondit:

«Peut-être que cela m'est-il arrivé. Mais à quelle conclusion veux-tu aboutir?».

Je demandai:

«Ecoute, je crains à ce que ton honneur, à son tour, soit souillé par des hommes de ton genre».

Il répliqua:

«Certes, une femme honnête peut s'intégrer parmi les hommes tout en préservant son honneur intact».

Cette réponse me poussa à lui avancer:

«Voilà justement une de ces tromperies par lesquelles les diables ne cessent de séduire les personnes faibles comme toi, pour accéder à leur raison et entacher leur pensée. Sache bien que le mot "honneur" n'existe que dans les dictionnaires de la langue.La preuve, si on le cherche dans l'esprit des gens, on ne le retrouvera jamais. L'âme humaine est comme un étang stagnant: dès qu'un caillou y est jeté, il devient trouble».

Je conciliai:

«La chasteté constitue l'une de ces couleurs [ou états] de l'âme et ne relève pas de son essence, et les coleurs changent sous les rayons du soleil».

Il m'interrogea:

«Alors, tu ne crois pas que la chasteté existe chez les gens?».
J'annonçai:«Non, je sais qu'on peut la rencontre! aussi bien chez le non cultivé que chez le cultivé. Par contre, je ne crois pas à la chasteté de l'homme qui est capable de tout, le méchant; ni de la femme mâline; surtout quand il n'y aura pas ce qui la séparera de l'homme, et que chacun pourra découvrir la face de l'autre.Au fait, dans quel climat [social] voudriez-vous de nos femmes qu'elles se montreraient aux hommes? Est-ce le climat des gens instruits vous plaît-il? Quand on interrogera l'un d'entre-eux sur la cause pour laquelle il ne s'est pas marié encore, il répondra avec insolence:"Toutes les femmes sont les miennes!".
N'est-ce pas que, de nos jours, il y a parmi les étudiants celui qui s'éclipse à la vue de ses amis, par peur ou par timidité, parce qu'il n 'a pas sur lui une photo de son amante ou une lettre d'elle, qui lui fait rappeler son amour et suscite sa flamme? N'est-ce pas que beaucoup vivent, dans les maisons, dans un climat dominé par la racaille et le tumulte comme des esclaves humiliés; mais une fois en société, ils se montrent comme des gens respectables?



Cela étant dit, est-ce que ceux-ci s'intéressent vraiment au sujet de la femme. Pourquoi font-ils tout ce bruit autour de son port ou non du voile, de sa liberté ou de sa réclusion? Comme si ceux-ci se sont acquittés de leurs devoirs envers la communauté, et qu'il leur est demandé, dès lors, d'accomplir les devoirs des autres par bienfaisance de leur part.

Eduquez nos hommes a vant de penser à éduquer nos femmes.

Si vous en êtes incapables avec les premiers, votre tâche sera encore plus ardue avec les secondes.

Les portes qui s'ouvrent à l'orgueil sont nombreuses devant vous. Frappez à celle qui vous tente, mais tâchez de ne pas l'ouvrir. Vous aurez à encourir un grand malheur et à endurer une peine insurmontable.

Indiquez-moi un homme qui prétend


* De ce pays : L'Egypte.
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MessageSujet: Lâ Illa Hâ Illa Allah   Mer 18 Juil - 11:06

être capable de se contrôler devant une femme qu'il désire ardemment. La femme non plus ne peut se contrôler devant un homme qu 'elle désire!


Vous savez bien que vous êtes en train de faire subir la femme ce que vous êtes incapables de supporter; et que vous attendez d'elle ce qui vous échappent complètement.

Vous êtes en train de la pousser à l'aventure sans pour autant mesurer les conséquences: serez-vous gagnant ou perdant dans cette affaire?

J'avoue que vous serez perdants.

A ma connaissance, la femme ne s'est jamais plainte à vous d'un tort exercé sur elle. Elle n'est pas venue non plus vous demander de la délivrer.

S'il y a plainte de sa part, c'est en résultat de votre conduite envers elle, cette conduite d'avilissement, d'importunité et d'harcèlement continus. Vous vous placez à chaque occasion comme un obstacle sur son chemin. C'est pourquoi elle s'est volontairement enfermée chez elle. En plus, ses parents la surveillent sévèrement, portes et rideaux toujours fermés, tout pour fuir vos mauvais agissements, vos importuns.


Le plus étonnant donc, c'est que vous l'avez emprisonnée de vos mains, puis vous avez pleuré et vous vous êtes lamentés pour son sort, au seuil de sa prison!

Ce sont vous les pitoyables et non pas la femme voilée. En fait, vous ne vous lamentez pas pour son sort. Plutôt, vous pleurez pour un temps que vous avez écoulé sous des deux où la femme est libre de porter ce que bon lui semble, en signe de son indécence. C'est donc le mode de vie que vous avez laissé là-bas qui vous tente le plus, au point d'appeler à ce qu'il soit adapté ici., chez nous!

Notre chasteté est comme une gourde en cuir bien fermée, que vous percez chaque jour, et que vous voyez se vider à petites gouttes. Et comme cela ne vous a pas suffit, vous lui avez ôté le bouchon et vous l'avez tourné pour déverser la dernière goutte.


La femme égyptienne a toujours mené une vie tranquille chez elle, satisfaite de sa condition. Elle goûtait au bonheur, à tout le bonheur, en accomplissant un devoir qu'elle se doit; en adorant son Seigneur; en s'occupant de ses enfants; ou en visitant une voisine, pour s'échanger les idées et les confidences. Elle était honnête, très honnête même. Elle était soumise à son père et se conformait aux ordres de son mari, rien que pour gagner leur estime.

Elle savait parfaitement que signifie l'amour, mais en revanche, elle ignorait tout de la passion. Elle aimait son époux parce que c'était son époux, tout comme elle aimait son enfant parce que c'était son enfant. Si d'autres femmes trouvent que l'amour est le fondement du mariage; à ses yeux le mariage était le fondement de l'amour.

Vous n 'avez cessé de lui répéter: "Ceux qui te détiennent l'avis - parmi tes parents -ne sont pas plus intelligents que toi, ils n'ont pas le droit de décider à ta place. En ce sens, ils n 'ont aucune autorité sur toi comme ils le prétendent".


Résultat, la femme a désobéi à son père et s'est révolté contre son mari, si bien que la maison - qui était hier comme un coin de fête pour elle - s'est transformée en un lieu où la querelle ne s'éteint jamais.
Vous n 'avez cessé de lui répéter [, vous hommes qui êtes contre le port du voile]: "II t'appartient de choisir toi-même ton futur époux, ne laisse pas tes parents compromettre ton bonheur".

Seulement en faisant son choix, il était encore pire que celui de ses parents, le bonheur tant recherché n'a duré qu'une journée et une nuit, pour être remplacé ensuite par une longue peine, voire un supplice douloureux.
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MessageSujet: Lâ Illa Hâ Illa Allah   Lun 23 Juil - 12:32

Vous n 'a vez cessé de lui répéter: ''Certes l'amour constitue le fondement de la vie conjugale".

Donc, elle n'a fait qu'espionner les hommes, et l'amour Va retenu du mariage!

Vous n'avez cessé de lui répéter: "Certes, pour que la femme mène une vie heureuse, il lui faudrait se marier avec l'homme qu'elle aime".
Avant, elle n'avait de relations qu'avec son époux et n'avait jamais eu d'amant. Mais maintenant, par folle passion, elle ne fait que courir derrière un nouveau mari susceptible de réveiller en elle des sensations que son premier mari avait négligées. Le résultat est qu 'il ne lui reste rien du passé et, de surcroît, elle ne profite pas du présent.
Vous n'avez cessé de lui répéter: "II te faut élever ton niveau d'instruction pour te permettre de bien élever tes enfants et gérer ton foyer".

La pauvre, elle a tout appris sauf comment éduquer ses enfants et prendre soin de sa maison.

Vous n'avez cessé de lui répéter:"L'homme n'épouse que la femme qu'il
aime et qu'il désire. Celle qui répond à son goût et qui pense de la même manière que
lui".

Vous hommes, vous l'avez poussée à bien connaître vos goûts, si bien qu'elle s'est mise à se faire belle rien que pour répondre à vos attentes.
Aussi, elle a appris sur votre vie et elle a su que vous avez connus beaucoup de femmes dévergondées, impudiques, aux mœurs légères, qui s'adonnent au vice et que, pourtant, vous admirez leur intelligence et leur éveil que vous prétendez. Alors, et toujours pour vous plaire, elle s'est indenti-fiée à ces femmes. Donc, elle a porté ce vêtement transparent pour mettre son corps en valeur, comme une esclave prostituée. Dès lors vous vous êtes détournés d'elle.

Et vous avez commencé à lui répéter: "L'homme n'épouse pas une femme aux mœurs légères", comme s'il ne vous gêne en rien de voir toutes les femmes devenir de mauvaise réputation, tant que vos épouses ne seront concernées. Ainsi, quand [la femme fautive] est revenue sur ses pas, dépitée et abattue, elle fut refusée par l'impudique, dédaignée par le pudique. La seule solution qui lui restai fut la persévérance [dans la mauvaise conduite].

Voilà comment s'est propagé le soupçon dans les esprits des hommes et des femmes, au point que les deux partis doutent l'un de l'autre et qu'ils se sont barricadés dans une morose atmosphère. C'est pourquoi les maisons sont devenues des couvents où l'on ne voit que des hommes menant une vie monacale, ou de vieilles femmes toujours célibataires.
Voilà votre comportement envers la femme, vous qui vous lamentez pour elle, vous qui prétendez s'apitoyer pour son sort,vous qui lui montrez une fausse tendresse.

Nous sommes de votre avis que la femme a besoin d'accéder au savoir. [Mais avant,] que son père et son frère l'éduquent, car l'éducation lui est plus profitable que le savoir. Aussi, il relève de leur affaire de lui choisir un mari qui soit honnête et compatissant. Il est surtout aux pères de choisir ce qui convient le mieux à leurs filles. Et il est aux maris d'embellir leurs vies conjugales et de jouir des bienfaits que leur procure leurs jours.
Que les parents permettent à leurs filles d'accéder au savoir, pourvu qu'elles soient toujours accompagnées dans leurs déplacements par un membre de la famille, comme le font les bergers avec leurs moutons, et ce de crainte des loups humains. Et si en tant que père, frère ou époux, nous n'arrivons pas à assurer une tâche pareille, dès lors il nous restera plus qu'à s'avouer tous, hommes et femmes, vaincus. En fait, la femme n'est pas aussi capable d'améliorer
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MessageSujet: Lâ Illa Hâ Illa Allah   Lun 23 Juil - 12:44

son cas. C'est l'homme qui en est le plus capable.

Ce qui m'étonne le plus en vous, c'est que vous avez tout appris, sauf le plus simple et qui reste pourtant à votre portée. Cette leçon, en fait, occupe une place primordiale et elle dit que chaque plant à besoin d'une terre qui lui est spécifique et d'un temps déterminé pour pousser.


Vous avez vu les savants en Europe se préoccuper des sciences de luxe dans des nations où rien ne manque; alors vous avez essayé de les imiter pendant que vous appartenez à un pays où la majorité des gens ignore encore l'alphabet.


Vous avez vu les philosophes de ces pays propager la mécréance parmi leurs peuples prêts à négliger facilement la foi; alors vous avez essayé de les imiter pendant que vous appartenez à une communauté simple, pieuse et très attachée à la foi.


Vous avez vu l'homme européen, absolument libre, faire ce qu'il veut et vivre comme bon lui semble, car il peut maîtriser et se retirer avant de dépasser ses limites morales; alors vous avez voulu attribué la même liberté à un homme qui manque de culture, de volonté et de fermeté et qui est honnête, mais, une fois qu'il trébuche, les conséquences seront désastreuses.

Vous avez vu l'époux européen que le milieu social a fini par lui éteindre sa jalousie et par lui arracher sa virilité - puisqu 'il peut rester indifférent, imbécile même, devant sa femme qui marche à côté d'un autre, qui se fait accompagner par n'importe qui, ou bien qui se retire avec un étranger dans une pièce-; alors vous avez voulu que l'homme oriental, connu pour son étincelante jalousie, adapte la même attitude avec la même indifférence.

Vous avez vu la femme européenne forte de personnalité, pleine de confiance en elle, capable de protéger son honneur même quand elle est entre les hommes; alors vous avez voulu que la femme égyptienne, connue pour sa vulnérabilité et sa piété, se montre devant les hommes tout en gardant sa chasteté.

Or, tout plant implanté dans une terre qui n'est pas la sienne ou bien dans une saison qui ne lui est pas indiquée, soit il sera rejeté par cette terre, soit il corrompra cette terre.


Nous vous prions [au Nom du Créateur du Ciel et de la Terre, et nous vous sollicitons * par l'honneur de la nation entière et par la religion, de laisser les femmes pieuses tranquilles chez elles et de ne pas les déranger par vos rêves et vos espoirs comme vous l'aviez fait avec celles d'avant.

Toute blessure pouvant atteindre les Musulmans a son remède, sauf celle se rapportant à l'honneur. En effet, celle-ci reste incurable. Mais si vous insistez sur votre avis, vous n 'avez qu'à attendre un peu, le temps de laisser les jours effacer complètement, de vos cœurs, cette jalousie [de l'occident] que vous avez héritée de vos pères et vos ancêtres, pour vous permettre de mener une vie nouvelle de bonheur et de sécurité, comme vous le souhaitez».

Notre bonhomme me répondit par un sourire moqueur et dit:
«Justement nous sommes venus pour remédier ces stupidités. Nous avons besoin d'un peu de patience, le temps qu'Allah tranchera entre nous et [vous]».

Je lui dis:

«Fais ce que bon te semble en ce qui concerne tes épouses à toi. Seulement, permets-moi de t'avouer que, dorénavant, je ne veux plus te rencontrer pour le bien de nous deux. Sache qu'au moment où le voile tombera de la face d'une de tes épouses devant mes yeux, je serai par pudeur très peiné».


*Ajout dans la version de 'Alî Hassan 'Abdul-Hamîd afin de rendre la phrase plus claire.
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MessageSujet: Lâ Illa Hâ Illa Allah   Lun 23 Juil - 15:22

Ce fut notre dernière conversation.

Voilà que quelques jours après, j'entendis les gens parler au sujet de cet homme qui a bafoué son honneur dans sa maison [par annuler toute séparation] entre ses femmes et ses amis [les hommes], que sa demeure est devenue un lieu de rencontre, et qu'on n'y entend que les cadences des pas. Une larme s'écoula de mon œil, sans pour autant savoir s'il fut une larme de tristesse pour l'honneur violé, ou bien pour l'amitié perdue pour toujours.

Trois années s'écoulèrent, période au cours de laquelle nous avons cessé de se rendre visite. Les rares fois où le destin nous a mis sur le même chemin, je me contentais de le saluer, par estime au passé qui nous a liés, puis je poursuivais mon chemin normalement.

La première partie de la nuit venait de s'achever quand j'étais en route, rentrant chez moi. Je le vis sortir de sa maison. Il marchait agité et perplexe avec, à ses côtés, un agent de police qui le gardait comme pour le conduire quelque part. Chose qui suscita ma curiosité. Je m'approchai de lui, c'est alors qu'il me dit:

«J'ignore complètement la cause pour laquelle cet agent de police a frappé à ma porte à cette heure et m'a demandé de le suivre immédiatement au poste. Je ne suis pas du genre qui commet de délits ni un suspect. O ancien ami, même après tout ce qui s'est passé entre nous, pourrais-tu m'y accompagner en cette nuit? c'est un service que je te demande. Il se pourrait que j'aurais besoin de ton aide».

Je répondis:

«Oui, je le ferais avec plaisir».

Je l'accompagnai sans lui adresser la moindre parole tout le long du chemin. Ce fut son cas aussi.

A un moment, je sentis qu'il voulut se confesser à moi, seulement la gêne et la pudeur l'empêchèrent. C'est alors que je décidai de lui poser la question suivante, juste pour l'encourager à commencer la discussion:

«Cette convocation doit sûrement avoir une cause. Tu ne t'es pas encore rappelé d'elle?».

Il me regarda et dit:

«J'ai peur que quelque chose de grave ne soit arrivé à ma femme cette nuit. Elle n'est pas encore rentrée à la maison et cela n'est jamais arrivé auparavant!».

Je demandai:

«Est-elle accompagnée de quelqu'un?».

Il répondit:

«Non».

Je demandai:

«Sais-tu où elle pourrait être?».

Il répondit:

«Non».


Je l'interrogeai finalement:

«Pourquoi quoi as-tu peur pour elle alors?».

C'est là qu'il me fit confit:

«Je connais ma femme, elle est nerveuse. Peut-être que quelqu'un s'est dressé sur son chemin pour la taquiner, qu'elle a eu une réaction brutale, et que l'affaire est finie par leur arrestation, tous deux, par les policiers».

Une fois au poste de la police, on nous fît entrer dans la pièce du responsable. Celui-ci fit un signe que nous ne comprenons pas à un agent devant lui, puis il s'approcha de notre bonhomme et lui dit:

«Monsieur, je suis navré de vous informer que les policiers ont découvert cette nuit, un homme et une femme, quelque part, dans une situation inconvenante et ils les ont ramenés au poste de la police. Etant donné que la femme a prétendu avoir un lien avec vous, nous avons jugé utile de vous


convoquer pour nous aider à découvrir la vérité à son sujet, et aussi au sujet de son compagnon. Si elle dit la vérité, on la laissera partir avec vous, par respect à vous et dans le souci de préserver votre honneur. Sinon, on la considérera comme une dévergondée qui doit encourir la punition qu 'elle mérite. Les voilà derrière vous, tournez les voir».
En fait, l'agent les avait déjà ramenés d'une autre pièce. Quand notre bonhomme les reconnut, grande fut sa stupéfaction. Il tomba sur son épouse et un ami de lui. Aussitôt, il poussa un cri qui fît trembler les murs du bâtiment et rassembler tout le monde autour de lui. Puis il perdit connaissance et tomba.

J'ai proposé au responsable d'envoyer la femme chez son père, chose qu'il fit. Il délivra aussi son compagnon. Puis on fit appel à un véhicule pour transporter notre bonhomme jusqu'à chez lui. Là-bas on lui appela un médecin qui déclara qu'il souffrait d'une sévère fièvre cérébrale. Vu sa grave situation, le médecin fut obligé de passer le restant de la nuit à ses côtés pour lui prodiguer les soins nécessaires. Ce n'est qu'au lever du jour qu'il décida de partir. Il me déclara qu'il est prêt de revenir au cas où on aura besoin de ses services. Aussi il me confia la tâche de veiller sur le malade. Ainsi, je restai à son chevet à attendre ce qu'Allah décida à son sujet. Vraiment, il me fit de la peine.

Peu de temps après, il commença à bouger dans son lit, puis il ouvrit lentement les yeux. Dès qu'il me vit, il se mit à balbutier, mais je ne comprenais rien. Alors je m'approchai de lui pour lui demander:
«Veux-tu quelque chose mon ami?». Il répondit d'une voix à peine entendue:

«Tous ce que je veux, c'est de ne recevoir personne».
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MessageSujet: Lâ Illa Hâ Illa Allah   Mer 25 Juil - 12:06

Je dis:

«Personne ne rentrera sauf ceux qui tu désires».

Il resta un moment sans bouger puis il leva la tête les larmes aux yeux.

Alors je l'interrogeai:

«Qu'est-ce qui te fait pleurer mon brave?».

Il me posa la question:

«Sais-tu où peut se trouver mon épouse?».

Je lui demandai: «Que veux-tu d'elle?». Il répondit:

«Rien du tout, à part qu'elle sache que r'e lui ai pardonné».

Je l'informa:

«Elle est chez son père».

Puis il annonça:

«Que Dieu accorde Sa Miséricorde pour elle, pour son père ainsi que pour toute sa famille et ses proches. Avant de me connaître, ces gens étaient de grandes dignité et noblesse. Malheureusement, depuis mon alliance avec leur fille, je les ai fait habiller une impudeur que le temps ne fera jamais disparaître.

Qui aura honneur de les informer de ma part que je suis un homme malade, et que mon cas est très dangeureux?! J'ai peur de rencontrer Allah à cause du mal que je leur ai fait. Je voudrais les prier de me pardonner et de demander la Miséricorde en ma faveur avant que mon Heure n'arrive.

Déjà, le jour où j'ai épousé la fille,, j'ai promis son père de préserver son honneur, pour préserver ma vie, et de lui interdire ce, que je m'interdirai. Cependant, j'ai commis un parjure que j'espère qu'il me son pardonné [d'abord] par Allah [puis] pai [son père].


Certes, elle m'a tué. Néanmoins, c'est moi qui lui ai mis le poignard dans là main. Donc, personne n'aura à la blâmer.

Cette maison est la mienne, cette épouse est la mienne et cet ami est le mien. C'est moi qui l'ai poussé vers ma femme après tout. Je me suis vraiment fait du tort».

Il cessa un moment de parler, et voilà que petit à petit son teint changea de couleur et il devint rouge de colère. C'est alors qu'il poussa un profond soupir qui défonça sa poitrine et il dit:

«Oh! c'est si obscur devant mes yeux et le monde me paraît plus restreint que jamais. Dans cette chambre-là, sur ce siège que voici et sous ce toit, je les voyais assis, entrain de se discuter. Cela me faisait plaisir. Je me sentais plein de joie et de félicité, si bien que je remerciais Dieu de m'avoir donné un ami si fidèle, prêt à tenir compagnie à ma femme lors de sa solitude; et une si généreuse épouse, qui accueille gentiment mon ami lors de mon absence.

De grâce, dites à tout le monde qm l'homme qui se vantait hier de son intelligence et de perspicacité, jusqu'à se prétendre au rang des plus habiles et des plus fermes, a atteint aujourd'hui le plus bas degré de la sottise et de la stupidité, et rien n 'en est plus pire! J'aurais aimé ne pas venir au monde tellement le préjudice est énorme!

Peut-être les gens connaissaient des choses que j'ignorais [à propos de la relation entre ma femme et mon ami]. Peut-être qu'à chaque fois que je passais devant eux, ils se mettaient à se regarder et à s'échanger à mon insu des clins d'œil et des sourires. Peut-être qu'ils me fixaient avec curiosité pour distinguer les traits de la sottise et la stupidité sur ma face. Peut-être aussi qu'ils me prouvaient de l'affection pour être plus proches de ma femme non de moi. Et peut-être aussi, entre eux ou au for intérieur de chacun d'eux, ils me prenaient pour un cocu, et ils considéraient ma femme comme une prostistuee et ma maison comme un cabaret!
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UmmTaqqyâ
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MessageSujet: Lâ Illa Hâ Illa Allah   Mer 25 Juil - 12:20

Je souhaite ne plus rester, ne serait-ce une heure, sur la surface de la terre, et être au fond d'une tombe., enfoui avec mon ignominie».

Ensuite il ferma les yeux pour plonger de nouveau dans la consternation et la stupéfaction. A ce moment-là, la nourrice, portant un enfant, pénétra dans la chambre. Elle s'approcha du lit, y posa l'enfant, puis sortit. L'enfant rempa et arriva à son père. Celui-ci ouvrit les yeux. Dès qu'il vit le petit, il sourit puis le serra contre lui avec bienveillance et tendresse. Ensuite, il le porta pour lui donner un baiser sur la joue. Subitement, il changea de comportement, domina son contentement et poussa l'enfant de lui avec violence. Celui-ci tomba sur le visage et se mit à pleurer à haute vois.

Le père cria:

«Eloignez-le de moi, je ne le connais pas. Je n 'ai ni enfant ni femme. Demandez à sa mère qui pourrait être son vrai père, où pourrait-il se trouver! J'étais coupable d'une infamie pendant ma vie, je ne veux pas en laisser de traces après ma mort».

Quand la nourrice entendit pleurer l'enfant, elle revint, le prit et partit. En entendant ses cris s'éloigner peu à peu, le père fut pris de remords, éclata et cria fort:

«Ramène-le moi!».

La nourrice lui obéit. Une fois devant lui, il reprit l'enfant d'entre ses bras, le fixa attentivement puis dit:

«O fiston!pour l'amour de Dieu, saches que ton père ne t'a pas délaissé ni ta mère ne t'a fait hériter l'ignominie. Accorde-leur donc ton pardon. Ta mère était une femme vulnérable, mais elle n'a pas résisté à la tentation, alors elle y est tombée. Quant à ton père, il avait une bonne intention, dans son crime qu'il a préparé de ses mains. En clair, tel est pris celui qui croyait prendre.

Que tu sois mon propre fils ou un fils illégitime, saches que tu m'as causé du bonheur pour un bon bout de temps. Je ne t 'oublierai jamais».

Ensuite il le serra fortement contre lui, puis l'embrassa sur le front. Je ne sus s'il fut le baiser d'un père affectueux ou bien celui d'un homme débordant de générosité.

Fatigué, mon ami fut prit encore une fois d'une fièvre brûlante. Comme je craignais le pire, j'appelai le médecin. Arrivé, celui-ci se mit à l'ausculter longuement et la désolation paraissait sur son visage.

Mon ami poussa des gémissements aigus et des soupirs qui témoignaient de sa grande douleur. C'était un spectacle affectif qui fît pleurer tous ceux qui l'entouraient. La mort commença à envelopper son lit d'un voile obscur. A ce moment, une femme vêtue en noir entra dans la pièce et s'avança lentement de lui puis s'agenouilla à ses côtés. Elle lui prit la main posée sur la poitrine, l'embrassa tendrement et avoua:
«Ne quitte pas ce bas-monde ayant des doutes au sujet de ton fils, car sa mère te confesse qu'elle n'avait commis de crime même si elle s'en était approchée.

Toi qui es sur le point de rejoindre ton Seigneur, pour Lui demander la vérité, de grâce pardonne-moi, ô père de mon enfant! Et demande à Allah, quand tu te présenteras entre Ses Mains, que je te rejoigne dans l'au-delà. Sans toi cette vie ne vaut rien à mes yeux».

Enfin, elle éclata en sanglots. Lui, il ouvrit les yeux et jeta un regard souriant en sa direction, et ce fut son ultime regard avant de nous quitter pour toujours.

Me voilà donc revenir du cimetière après avoir enterré mon ami par mes mains. J'ai déposé dans ce trou qu'est la tombe ce jeune homme radieux comme un jardin florissant.

En rédigeant ces lignes, je ne pouvais retenir mes larmes ni mes soupirs. Mais ce qui a apaisé un peu ma douleur, ce fut de reconnaître que mon ami fut le protecteur de la communauté: il fut devant une porte menant au danger, mais il osa l'ouvrir le premier pour être seul à l'affront. Résultat, il fut un martyr qui a payé sa vie pour sauver la société.

-Fin -
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