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 Explication du livre "les jardins des vertueux"

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UmmTaqqyâ
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MessageSujet: Explication du livre "les jardins des vertueux"   Mar 27 Sep - 4:10

بسم الله الرحمن الرحيم



ااسلام عليكم ورحمة الله وبركاته



شرح رتاض الصالحين



Explication du livre

« Les Jardins des vertueux »
De l’imâm An-Nawawi
Tome 2
Expliqué par son éminence la chaykh Ibn Salih Al-‘Utaymin




Chapitre –3

de la patience



Coran :

« O vous qui croyez, soyez patient –isbiru-, efforcez-vous à la patience –sabiru-, soyez constant –rabitu-, prémunissez-vous envers Dieu » {Coran III200}

« Certainement, nous vous éprouverons par un peut de crainte, de faim, de diminution dans les biens, les personnes et les fruits !Portez-en la bonne nouvelle au patients » {Coran II 155}

« Mais ce n’est qu’aux patients que sera soldé leur salaire au-delà de tout compte » {Coran XXXIX 10 }

«
Celui qui fait preuve de patience et d’indulgence, c’est là un signe d’une ferme résolution» {Coran XLII 43 }

« Ayez recours à la patience et à la prière. Dieu est avec les patients » {Coran II 31 }

« Oui nous vous éprouverons afin de connaître les Moudjahidin parmi vous et les patients » { Coran XL VII 31 }


Explication

Littéralement, la patience –sabr- est l’acte de retenir –habs- selon la religion, c’est le fait de retenir son âme concernant trois choses :

1-Retenir son âme dans l’obéissance de Dieu.
2-Retenir son âme contre les interdits de Dieu .
3- Retenir son âme vis-à-vis des implications douloureuses des décrets de Dieu.


Telles sont les trois catégories de patience qu’ont énumérées les gens du savoir .


Premièrement :

L’homme est tenu de patienter dans l’obéissance de Dieu, car l’âme trouve les actes d’obéissance lourds.(des) parfois le corps les trouve lourds, surtout quand le fidèle éprouve une certaine faiblesse ou une fatigue .Il peuvent aussi être contraignant du point de vue financier comme le cas de l’aumône légale –Zakât-
Et du pèlerinage .Donc dans les actes d’obéissance, il y a une certaine contrainte sur l’âme et le corps, ce qui fait que l’homme a besoin de s’armer de patience et d’endurance . Dieu le très haut a en effet dit :

« O vous qui croyez, soyez patients -Isbiru-, soyez constant -râbitu -, prémunissez-vous envers Dieu » {Coran III 200 }

Deuxièmement :

L’homme est également tenu de patienter contre les interdits de Dieu, en retenant son âme de commettre ce que Dieu lui a interdit, car le côté de l’âme instigateur du mal –nafs ammara bi-s-sû’- incite au mensonge, à la fraude dans les transactions à manger le bien d’autrui par des moyens illicites comme l’usure par exemple, à commettre le vol et d’autre mauvaise actions .
L’homme retient donc son âme de commettre ce genre de choses .Il doit pour cela endurer et patienter .

Troisièmement :

Il doit aussi patienter face aux décrets de Dieu, car les décrets de Dieu -puissant et majestueux- pour l’homme lui sont soit agréable soit désagréables.
-Les décrets qui sont agréables doivent être reconnus par le serviteur, car la connaissance est un acte d’obéissance qui a besoin de patience ; patience qui entre d’ailleurs dans la première catégorie
-Les décrets désagréable :Ils le sont ainsi parce qu’ils incommodent l’homme [et non pas parce que qu’ils son en soi désagréable].L’homme peut être éprouvé dans son corps, dans ses biens, dans sa famille ou dans sa société. Les épreuves sont en effet nombreuses et ont toutes besoin de patience et d’endurance .
L’homme doit donc retenir son âme de ce que Dieu lui a interdit comme manifestation de toute émotion violente, que ce soit par le cœur, la langue ou les sens, car lors de l’arriver d’un malheur, l’homme peut être dans l’un des quatre états suivants : le courroux, la patience, la satisfaction ou la gratitude .



1)Le courroux :

L’homme peut se courroucer par son cœurs, sa langue ou ses sens .


· Le courroux par le cœur :
C’est le cas de l’homme dont le cœur éprouve du courroux contre son seigneur. Il sent que Dieu a été injuste envers lui en le frappant de cette catastrophe.

· Le courroux par la langue :

C’est le cas de l’homme qui clame le malheur et la détresse en disant par exemple : »Malheur à moi !Oh quelle perte ! »et qui insulte le temps disant ainsi sur le compte de Dieu ce qui le déplaît 15 (faisait ainsi du tort) à Die –puissant et majestueux-

( 15 note du traducteur : L’auteur -Que Dieu lui soit miséricordieux – fait allusion au hadith rapporté par Al-Bukhari et Muslim suivant : « Dieu le très haut dit : « le fils d’Adam dit sur mon compte ce qui me déplaît : il insulte le temps, autant que le temps c’est moi : l’ordre m’appartient .Je fais succéder le nuit et le jour ».Il ne faut pas comprendre par ce hadith que le temps est un nom ou un attribut de Dieu, parce qu’il explique cette métonymie par sa parole :l’ordre m’appartient .Je fais succéder le nuit et le jour ».Le prophète –que la paix et la bénédiction soit sur lui- voulait dire en fait qu’on ne doit pas les lui imputer, car c’est Dieu qui les envoie, non le temps ni la fatalité .Si on insulte l’agent, c’est Dieu qu’on insulte.)


Dernière édition par le Ven 14 Oct - 10:41, édité 1 fois
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MessageSujet: SubhanAllah   Ven 14 Oct - 10:35

· Le courroux par les sens :

C’est le cas de quelqu’un qui se frappe les joues ou a tête, qui s’arrache les cheveux, ou se déchire les vêtement [en signe de protestation]
Ces états-là sont les états des gens pusillanimes, qui ont privé leur personne de la bonne récompense , et de plus leur réactions ne leur a servi à rien, car bien au contraire, ils en endossent le péché. Ils se sont retrouvés avec un double mal [au lieu d’un seul] ; un mal dans leur foi à cause du courroux qu’ils ont manifesté et le mal qui les a frappés dans leurs vie .


2) La patience :


C’est le cas de l’homme qui prends le mal qui l’a frappé en patience .Il retient son âme de toute mauvaise réaction. Certes, il déteste ce mal et n’aime pas qu’il lui arrive, mais il fait patienter sa personne .Sa langue ne dit rien à son sujet qui puisse attirer le courroux de Dieu, ses sens ne font rien qui mette son seigneur en colère , son cœur non plus n’éprouve un quelconque ressentiment contre lui –Exalté soit-il-

3) Le satisfaction :

C’est l’état de celui dont la poitrine s’ouvre au mal qui l’atteint, il l’accepte avec une complète satisfaction comme s’il ne l’avait pas atteint .

4)La reconnaissance :


C’est l’état de l’homme qui remercie Dieu de l’avoir atteint par ce mal. Quand en effet l’envoyé voyait ce qui lui déplaisait, il disait : »louange à Dieu en toute circonstance . »Ainsi, le serviteur remercie Dieu parce qu’il sait qu’il lui accordera, pour avoir patienté, une récompense qui compensera largement le mal qui l’a atteint .
On raconte qu’une dévote eut un doigt gravement infecté et exprimèrent leur étonnement de ce qu’elle dit, elle expliqua : « La douceur de la rétribution m’a fait oublier l’amertume de la patience ».Les versets coraniques avec lesquels l’auteur –que Dieu lui soit miséricordieux- a débuté ce chapitre incitent à patienter et font l’éloge des patients.
Il a cité comme premier verset la parole de Dieu suivante :
« O vous qui croyez, soyez patient –isbiru-, efforcez-vous à la patience –sabiru-, soyez constant –rabitu-, prémunissez-vous envers Dieu » {Coran III200}

Dieu a recommandé aux croyants, en vertu de leur foi et en l’honneur de leur foi, ces quatre vertus :
-La patience –sabr- dans ce verset est une patience qui se fait contre la désobéissance de Dieu .
-Le fait de s’efforcer dans la patience –musabarâ- a pour domaine l’obéissance de Dieu
-Le constance –murabatâ- ici est le fait de continuer dans le bien et de le multiplier.
-La prémunition –Taqwâ- englobe tout cela.
Sa parole : « Soyez patients –isbirû- » signifie : »Soyez patients contre les interdit de Dieu ne les commettez pas, évitez-les et ne les approchez pas ! »
Comme l’on sait, la patience contre le péché ne se manifeste que quand l’âme est tentée par ce péché, mais quand l’idée de commettre ce péché ne frôle même pas l’esprit de l’homme, on ne peut pas dire qu’il est patient contre ce péché-là.
Quant à la patience dite –Musabarâ- , elle concerne l’obéissance de Dieu, car l’obéissance exige une double patience, c’est d’un côté un acte que s’impose le serviteur et qu’il s’efforce de faire et, de l’autre côté, son âme trouve l’acte d’obéissance lourd .En effet, l’accomplissement des actes d’obéissance, tout comme le renoncement aux actes interdit, est une tâche que le côté instigateur du mal de l’âme trouve contraignante.
A partir de là, on apprend que la patience dans l’accomplissement des actes d’obéissance, est meilleur que la patience dans l’abandon des péchés.
La constance -murabatâ- c’est la fait de multiplier le bien et de l’accomplir de manière continue. Cette définition est confirmé par le hadith de l’envoyé –que la paix et le saut soit sur lui- suivant :
« Pratiquez les ablutions en prenant soin de laver parfaitement et complètement les partis à laver même quand cela vous est pénible .Rendez-vous le plus fréquemment vers les mosquées .Scruter le moment de l’entrée de l’heure de la prière suivante après avoir accompli la prière encours. Voilà la preuve de constance [i]–ribât- !Voilà la preuve de constance –ribât-! [Hadith authentique rapporté par Muslim]

La prémunition –Taqwâ- englobe tout cela, car elle consiste à prendre toutes ses précautions pour se prémunir contre le châtiment de Dieu, or cela n’est possible qu’en accomplissant les ordres et en évitant les interdits. C’est pour cela que Dieu a joint la taqwâ aux autres vertus à titre de jonction du cas général –‘amm- au cas particulier –khâss- .Ensuite il a montré que le fait de se parer de ces quatre vertus est la source de la réussite .Il a en effet dit à la fin de ce verset : « …Afin que vous réussissiez –tuflihun » La réussite –falâh- est un terme de synthèse qui tourne autour de deux choses : l’obtention de ce qu’on souhaite et la sauvegarde contre ce qu’on redoute .Ainsi celui qui se prémunit Envers Dieu obtiendra ce qu’il souhaite et aura son salut contre tout ce qu’il redoute .
-Le deuxième verset : cité par l’auteur est le suivant :
« Certainement, nous vous éprouverons par un peut de crainte, de faim, de diminution dans les biens, les personnes et les fruits !Portez-en la bonne nouvelle au patients » { Coran II 155}
Ce verset exprime le serment de Dieu –puissant et majestueux- qu’il éprouvera l’homme par ces quatre choses-là .Sa parole : « nous vous éprouverons » signifie : « Nous vous mettrons à l’épreuve »il a dit : « par un peut de crainte »
Et non pas toute la crainte, car la crainte entière terrasserait l’homme et le détruirait .La « crainte » c’est la perte de sécurité ; un mal plus grand que la faim, c’est pour cela que Dieu l’a citée avant cette dernière, car l’homme qui a faim peut tranquillement aller à la recherche de la nourriture et manger n’importe quoi, fût-ce l’écorce des arbres .Quant à celui qui est envahi par le sentiment de peur, il ne peut pas se tenir tranquille ni dans sa maison, ni à l’extérieur de chez lui .En vérité, ce que nous devons craindre le plus, ce sont nos péchés, car ils sont la source de malheurs, de danger et de châtiment dans ce bas monde et dans l’au-delà .

La « faim » se présente sous deux aspects :
-Elle peut être sous forme de maladie, c’est une sorte de faim boulimique que Dieu provoque dans certains de ses serviteurs, de sorte qu’ils mangent beaucoup sans se rassasier.
-Elle peut être due à la disette d’aliments et à la sécheresse, se sorte que l’homme ne trouve pas de quoi manger .
Sa parole : « diminution dans les biens » signifie la baisse de l’économie, de sorte que la communauté se voit frappée par le manque de ressources financières, la misère, la régression de ses activités économiques, les états qui la composent se trouvent alourdis de dettes, suite a des causes que Dieu –puissant et majestueux- a décrétées pour mettre les gens à l’épreuves.
Sa parole : « les personne » signifie la perte d’âmes humaines suite à des épidémies.
Quand il a dit : « les fruits », cela ne veut pas dire carrément la famine, mais les fruits diminuent et Dieu enlève sa bénédiction sur les récoltes.
Ainsi, Dieu éprouve les serviteurs par ces choses pour leur donner un avant-goût
Partiel de leurs actions mauvaises afin qu’ils reviennent à lui .Or les gens réagissent différemment devant ces catastrophes, selon leur degré de foi ; il y a ceux qui se courroucent, ceux qui patientent, ceux qui acceptent avec satisfaction et ceux qui sont reconnaissant.

Le troisième verset : de ce chapitre est le suivant :
« Mais ce n’est qu’aux patients que sera soldé leur salaire au-delà de tout compte »
Comme l’on sait, les bonnes œuvres sont redoublées en récompense .Dieu rétribue pour une bonne action de dix à sept cents fois sa valeur, voir même plus .Quant à la patience, sa récompense se fait au-delà de tout compte, ce qui prouve qu’elle est grande et que l’homme ne peut imaginer sa valeur, voir même plus .Quant à la patience, sa récompense se fait au-delà de tout compte, ce qui prouve qu’elle est grande et que l’homme ne peut pas imaginer sa valeur, car elle n’est pas estimé par un nombre fixe, Dieu seul sait comment rétribuer pour la patience et c’est sans compter.
Donc en ce qui concerne la patience, on ne dit pas que la bonne action est multipliée par dix à cent fois sa valeur, mais on dira que sa récompense est au-delà de tout compte, ce qui inspire en le serviteur le désir de patienter davantage.

Quatrième verset : Dieu dit :
« Celui qui fait preuve de patience et d’indulgence, c’est là un signe d’une ferme résolution » {Coran XLII 43 }
Cela signifie que celui qui prend en patience le mal que lui infligent les gens, les supporte et pardonne le tort qu’ils lui font, c’est qu’il fait preuve d’une ferme résolution, surtout quand ce mal que subit l’homme a pour cause l’effort –Djihad- qu’il mène pour la cause de Dieu et son obéissance à lui, car les raisons qui poussent les gens à faire du mal à quelqu’un sont nombreuses et variées.

Quand ce mal résulte du fait que l’homme se conforme aux ordres de Dieu –puissant et majestueux-, mène le Djihad dans son chemin, ordonne le convenable et interdit le blâmable, il est rétribué de deux côtés :
-Il est récompensé pour avoir pris le mal que lui infligent les gens en patience.
-Il est d’une part récompensé pour avoir patienté dans l’obéissance de Dieu à cause de laquelle il a subit ce mal .Ce verset incite alors l’homme à prendre en patience le mal qui lui infligent les autres et à leur pardonner leurs torts .Il convient toutefois de souligner que le fait de pardonner à celui qui t’a fait du mal n’est pas une attitude louable de façon absolue, car Dieu a précisé que le pardon est liée à la réforme. Il a en effet dit : « Mais quiconque pardonne, réforme, son salaire incombe à Dieu » {Surat XLII 40 }, or s’il n’y a pas dans cette indulgence et dans ce pardon de réforme, alors ne sois pas indulgents et ne pardonne pas .

Exemple : Supposons que la personne qui t’a fait du mal est quelqu’un qui est connu pour son mauvais comportement et ses agressions, et que si tu lui pardonnes, cela ne fait que le renforcer dans son impudence, dans ce cas le mieux est de ne pas luis pardonner et de se dédommager du préjudice qu’il a commis, car la réforme consiste à réagir ainsi.

S’il s’agit au contraire de quelqu’un qui n’est pas enclin au mal et qui si tu lui pardonnes, de cela ne s’ensuit pas un dommage, le mieux est de lui pardonner
Car Dieu a dit : « Mais quiconque pardonne, réforme, son salaire incombe à Dieu » {Surat XLII 40 }, or si ton salaire incombe à Dieu, alors il est certainement meilleur que la réparation que tu obtiendrais de ton offenseur.

Cinquième verset : Dieu Dit : « Ayez recours à la patience et à la prière. Dieu est avec les patients » {Coran II 153 }
Dieu –exalté soit-il- nous recommande de nous armer de patience dans l’accomplissement de nos affaires. En effet, quand l’homme fait preuve de patience et attends la délivrance, ses affaires lui seront rendues faciles. Ainsi
Quand tu es confronté à un problème qui a besoin de patience, alors patiente et
« sache que le secours vient après la patience, la délivrance suit la détresse et la malaise de plus d’aise s’accompagne » [comme a dit la prophète – que la paix et le salut soit sur lui, hadith authentique. Voir « Sahih al-Jami’ » (n°6806) d’Al-Banî ]

Quant à la prière, elle aide à mener à bien ses affaires d’ordre spirituel et temporel. Ainsi l’envoyé de Dieu , tel que cela est rapporté dans les recueils de traditions : « quand une affaire le préoccupe, il recourt précipitamment à la prière » [Hadith d’une assez bonne autorité –Hasan- .Voir « Sahih Al-Jami’ »
(n°4703) d’Al-Banî]
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MessageSujet: Al-Hamdulilleh   Ven 14 Oct - 10:37

La prière est vérité un lien entre le serviteur et son Seigneur, c’est une adoration dans laquelle il se recueille devant Dieu, se livre à un entretien secret avec lui, l’implore et se rapproche de lui. Si nous ajoutons à cela qu’elle réfrène la turpitude et le blâmable, nous comprenons facilement qu’elle est vraiment une source d’aide pour le serviteur.
« Dieu est avec les patients » exprime une présence particulière -ma’iyya khâssa- (désignée par la préposition « avec » ].La présence de Dieu avec ses serviteurs est de deux sortes :

1- Une présence générale et globale : Elle concerne tout individu. Dieu –Exalté soit-il- a en effet dit : « Il est avec vous où que vous soyez » {Surate LVII 4 }
et il a dit : « Il ne peut se tenir de conversation secrète –nâjwa- entre trois sans que Dieu ne soit leur quatrième, ni entre cinq sans qu’il ne soit leurs sixième, ni à moins ni à plus sans qu’il ne soit leur sixième, ni à moins ni à plus sans qu’il ne soit avec eux où ils soient » {Surat LVIII 7 }
Cette présence est en effet globale et générale pour toutes les créatures .Il n’est point de créature sans que Dieu soit avec elle .Il connaît ses faits et gestes, la cerne de son autorité et son pourvoir, la voit et l’entend.

2- La présence particulière est une présence qui consiste dans l’assistance et le soutien Elle est propre aux envoyés et à leurs adeptes. Dans ce ses : « Dieu est avec ceux qui le craignent et font le bien » {Surat XVI128 } et « Dieu est avec les constants » {Surat VIII 48 }

Aussi faut-il souligner que la présence de Dieu dans ces deux sens, ne signifie en aucun cas qu’il est avec les gens dans l’endroit où ils se trouvent, mais il est avec les gens tout en étant sur les cieux au-dessus du trône. Cela ne pose aucun problème car la chose peut être au-dessus de la personne et en même temps avec lui. Les arabes disent souvent : « Pendant tout le temps où nous marchions, la lune était avec nous », or comme l’on disait , la lune est dans le ciel. Si cela est possible pour les créatures, à plus forte raison l’est-ce pour le créateur –puissant et majestueux- qui est au-dessus de toute chose et ne même temps observe ses créatures, veille sur elles, sait ce qu’elles font et exerce sur elles toute sa souveraineté.
Dans sa parole : « Dieu est avec les patients » il y a la preuve que Dieu aide l’homme qui prend patience, il le soutient, le protège jusqu’à ce que cette patience s’accomplisse comme il l’aime -exalté soit-il –

Sixième verset : Dieu dit : « Oui nous vous éprouverons afin de connaître les Moudjahidin parmi vous et les patients » { Coran XL VII 31 }
Cela signifie que Dieu met à l’examen ses serviteurs en leur prescrivant le Djihâd, afin de reconnaître ceux qui patientent et ceux qui ne patientent pas . Dans ce même sens, il a dit dans un autre verset : « Si Dieu voulait, il se vengerait lui-même contre eux [sans combat] . Mais c’était pour éprouver les uns par les autres. Ceux qui seront tués dans le chemin de Dieu, il ne laissera pas se perdre leurs actions. Il les guidera et améliorera leur condition. Il les fera entrer au paradis qu’il leur a fait connaître » {Surat XLVII4-6 }

Sa parole : « afin de connaître les mudjâhidin » ne signifie pas, comme l’imaginent ceux dont le savoir est limité, que Dieu ne connaît la chose qu’après son arrivés. Il a dit : « ne sais-tu pas que Dieu sait ce qui est dans le ciel et sur la terre ? Cela se trouves dans un écrits –kitâb- Cela, pour Dieu, est aisé » { Surat XXII 70 } Or quiconque prétends que Dieu ne connaît pas la chose avant qu’elle n’arrive, ne fait en réalité que démentir ce verset ainsi que d’autres verset analogues .
La connaissance citée dans verset « afin de connaître les mudjâhidin » est une connaissance de la quelle s’ensuit la récompense ou le châtiment, car de la connaissance de Dieu de la chose avant que celle-ci n’existe dans la réalité, ne s’ensuit rien quant à l’acte du serviteur, puisque ce derniers n’a pas été encore mis à l’épreuve par cet acte pour que son affaire soit rendue évidente. Mais une fois le serviteur mis à l’épreuve, à ce moment-là il apparaît clair s’il mérite la récompense ou le châtiment .

Certains gens du savoir ont dit que sa parole : « afin de connaître les moudjâhidin » désigne une connaissance de l’apparition, c’est à dire une connaissance après que la ne se manifeste dans la réalité , car la connaissance de Dieu de la chose avant qu’elle ne soit, est une connaissance qu’elle le sera et la connaissance de Dieu de la chose après son arrivée est une connaissance qu’elle l’a été dans le passé. Il y a donc une différence entre ces deux connaissance.
Pour plus d’éclaircissement, si par exemple quelqu’un te dit : « je vais faire telle chose demain », à ce moment-là la connaissance que tu as eue est celle de ce dont il t’a informé .Si le lendemain il a fait cette choses, tu as eu une autre connaissance, c’est à dire la connaissance qu’il a effectivement fait la chose dont il t’a informé . Il y a donc deux interprétations possibles de ce verset.

« Moudjâhidin » sont ceux qui font l’effort pour faire triompher la religion de Dieu . On distingue le Moujdâhid par la science et le moudjâhid par les armes ; les deux mènent les djihâd dans le chemine de Dieu. Le moudjâhid par la science est quelqu’un qui apprend la science [religieuse), l’enseigne et la propage au milieu des gens, faisant de cela un moyen pour l’application de la loi de Dieu. Celui qui combat les ennemis de Dieu par les armes est aussi un moudjahid dans le chemin de Dieu, a condition de viser par ces deux formes de djihâd à ce que la parole de Dieu soit la plus haute .

« les patients » sont ceux qui prennent en patience la responsabilité qui leur est imposée de mener le Djihâd et ses exigences .
Sa parole : « nous mettons votre chronique à l’épreuve » { Surat XLVII 31 }
Le suite du sixième verset signifie : « Nous examinons ce que vous avez fait et de la manifestation de vos actes s’ensuit la récompense ou le châtiment. »
Après avoir parlé de la mise à l’épreuve, Dieu a dit : « Portez-en la bonne nouvelle aux patients » { Surat II 155 }
Le discours ici est adressé au prophète –que le salut et paix soit sur lui- et à quiconque atteindra ce message. En d’autre termes : « O Muhammed ! O celui à qui sont parvenues ces paroles ! Portez la bonne nouvelle à ceux qui ont supporté avec patience et sans protestation ces preuves. » Plus parfait quand ils accueillent ces épreuves avec satisfaction –ridâ- et mieux encore quand ils les accueillent avec gratitude –Shukr- comme nous l’avons signalé dans les quatre degrés de patience face aux implications douloureuses des décrets de Dieu.

Sa parole : « à ceux qui, lorsqu’un malheur les touche, disent : « Nous appartenons à Dieu ... » {Surat II 156 } signifie que lorsqu’un malheur les touches, ils reconnaissent à dieu sa totale souveraineté, qu’ils appartiennent à Dieu et que Dieu fait dans son royaume ce qu’il veut, c’est pour cela que l’envoyé de Dieu s’adressa une fois à sa fille par ses paroles : « A Dieu appartient celui qu’il a laissé en vie » [Hadith authentique, rapporté Al-Bukhari (n° 6655, n° 7448 ), Muslim (n°923) ]
Tu doit savoir, frère musulman, que tu es la propriété de Dieu, il fait de toi ce qu’il veut conformément à ce qu’implique sa sagesse .
La suite du verset : « …nous retournerons à lui» {Surat II 156 }

Immanquablement à Dieu et qu’il les rétribuera . Ils savent que s’ils se courroucent, Dieu les châtiera de leur courroux, mais que s’ils patiente, il les récompensera de leurs patience. Ainsi Dieu met à l’épreuve et récompense celui qui patiente face à cette épreuve.

Dieu –puissant et majestueux – a dit :
« Sur ceux-là (veillent) les prières de leur seigneur et sa miséricorde » {Surat II157 }
Les patients . La prière de Dieu sur eux signifie que Dieu leur fait des éloges dans le royaume suprême auprès des anges.

Dieu a ensuite dit : « ce sont eux qui sont bien guidés » {Surat II 157 }
C’est-à-dire ceux que Dieu a guidés lors de l’arrivé des malheurs, ce qui fait qu’ils ne se sont pas courroucés mais ils ont patienté.

Dans ce verset (verset 157), il y a la preuve que la prière de Dieu –puissant et majestueux- n’est pas la miséricorde qu’il accorde, mais c’est un terme dont le sens est plus précis, plus parfait et meilleur . Désormais les savants qui on interprété la prière comme suit : « La prière venant de Dieu est miséricorde, venant des anges est invocation, venant des humains est imploration du pardon » leur interprétation n’est pas fondée, car la prière est autre chose que la miséricorde . Dieu a en effet joint la miséricorde aux prières par la conjonction « et » qui sert à lier des mots de sens différents. En plus les savants admettent à l’unanimité qu’il est permis de dire à n’importe quelle personne croyante : « Que Dieu te fasse miséricorde ! » Par contre ils discutent de l’autorisation d’implorer la prière sur lui . Trois doctrines sont soutenues ; certains l’autorisent de manière absolue, d’autres l’interdisent de manière absolue, un troisième groupe l’autorise quand elle vient après la prière sur le prophète –que la paix et la salut soit sur lui- . La troisième doctrine est la plus juste, comme quand ont dit : « Mon Dieu ! prie sur Muhammed et sur la famille de Muhammed » Ont peut également implorer la prière de Dieu sur quelqu’un quand il y a une raison pour cela, comme quand Dieu dit : « Prélève sur leurs biens une aumône pour les en purifier, les épurer ; implore Dieu de prier sur eux » {Surat IX 103 }

Donc s’il y a une raison pour cela et qu’on ne la prenne pas comme une formule courante, il n’y a pas de mal à cela .

Si par exemple quelqu’un vient à toi et te dit : « Prends cet argent et distribue-le en aumône aux pauvres », tu as la droit de lui dire «Que Dieu prie sur toi !» conformément à l’ordre de Dieu fait à son prophète en une telle circonstance .

http://www.al-eman.com/Islamlib/viewchp.asp?BID=245&CID=3#s4

26-Abû Malik Al Hârith b . ‘Asim al Asha’ri – que Dieu l’agrée- tient ces propos de l’envoyé de Dieu –que la pais et le salut soit sur lui – :
«La purification est la moitié de la foi [L’évocation] : « louange à Dieu » remplit la balance. [Les évocations ou l’évocation ] : « Gloire à la transcendance de Dieu, louange à Dieu » remplissent -ou remplit- l’espace compris entre le ciel et la terre. La prière est lumière. L’aumône est une preuve. La patience est flamboiement. Le Coran est argument en ta faveur ou contre toi . Chacun part le matin pour faire commerce de son âme, la sauvant ou la faisant périre » [Hadith authentique, rapporté par Muslim ]


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